Tony Parker vu par les américains

Publié le par grk-sports


         Tony Parker est de retour à San Antonio. Le meneur des Spurs a posé ses valises mercredi dans la ville texane, après un mois et demi d’intérim à Villeurbanne pendant la durée du Lock-out. Le français manquera évidemment à l’ASVEL, et il est indispensable à son équipe à San Antonio. Mais a-t-il manqué aux supporters de la NBA ? Est-il aussi populaire outre-Atlantique qu’en France ?

 

            A son arrivée au Texas en 2001, personne ne le connaît. Repéré l’année d’avant lors du Nike Hoop Summit, il est drafté par les Spurs pour la saison 2001-2002, mais s’apprête à débuter sur le banc des remplaçants. A 19 ans, il joue 20 minutes et affiche de belles statistiques (9 points, 3 rebonds, 3 passes décisives) et gagne rapidement sa place dans le 5 majeur. « Au début, je suivais son parcours parce que les joueurs français sont rares en NBA » raconte Whitney Amechi, arrière titulaire dans l’équipe des Highlanders de l’University of California Riverside (UCR), et fan absolue des Spurs. Trois titres de champion NBA plus tard (2003, 2005, 2007), il a acquis une belle réputation. « Difficile d’ignorer un joueur élu MVP des finales 2007, et si souvent dans le NBA All-Star Game. C’est l’un des joueurs les plus rapides, et son tir à trois points a beaucoup progressé » nous explique Christian Kindschy, l’un des « coaches » de l’UCR.

            Sa vie privée a aussi beaucoup aidé à le rendre public. Il rencontre sa future femme Eva Longoria, actrice montante à l’époque, dans les vestiaires à la fin d’un match des Spurs en 2004. « C’est sa relation qui en a fait une vraie personnalité. Il n’a jamais atteint le stade de star NBA à part entière. C’est la popularité de son couple qui l’a fait connaître de tous. Au lycée, les filles parlaient de son côté people, et les garçons discutaient de ses performances» nous raconte Corentin Balet, pivot au Lakeview Christian Academy dans le Minnesota.

            Ses déboires sentimentaux n’ont-ils donc pas affecté son image ? « En tant que femme, je n’ai pas du tout apprécié cette histoire. Aux Etats-Unis les gens sont très sensibles à ce genre d’affaire » nous dit Whitney. Mais son absence pendant près de deux mois a peut-être fait oublier son divorce. « C’est possible » acquiesce Whitney, « pour être franche, ce n’est pas le joueur de NBA dont j’attendais le plus le retour. Il était loin des débats durant deux mois, et du coup il m’était un peu sorti de la tête » Loin des yeux, loin du cœur, comme on dit…

 

            Tony Parker a donc une nouvelle réputation à bâtir de l’autre côté de l’Atlantique, et son absence loin du conflit entre les joueurs et les présidents des franchises lui permettra peut-être de ne faire parler de lui que pour des aspects sportifs. Mais le natif de Bruges a pris l’habitude des flashes et des projecteurs. Vice-président de l’ASVEL, de multiples contrats publicitaires, un album de rap, une émission de radio… Tony Parker est devenu une marque, et pour exister, une marque a besoin de faire parler d’elle.

 

S.

Publié dans Portrait

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